Stéphane Benault (Lille)
"Tache positive/négative", 2005
Une tache d'encre, un électron, un ovule, une explosion, une pupille, un soleil, une cellule, un trou noir. Une forme aux probabilités multiples, faisant à la fois penser au corps, au microcosme
et au macrocosme, à l'intérieur et à l'extérieur. Une image positive et négative, dédoublant ses sens, une sorte de tache dans l'oeil qui demeure après avoir été ébloui... Une forme qui
libère une énergie, rien de précis.
"La tache ne joue qu'un rôle d'inducteur de symboles. Le même
rôle peut être joué par des nuages, par des flaques d'eau sur un chemin, par des dégradations sur un mur (...). Polyvalente en symboles, la tache est elle même un symbole, celui d'une
dégradation, d'une anomalie, d'un désordre; elle est en son genre quelque chose de contre nature (...). Qu'elle soit l'effet du vieillissement des choses qui s'effritent, ou qu'elle soit le
résultat d'un accident, la tache signe la contingence de l'être dont la perfection, si elle est atteinte, n'est que de courte durée. Elle est l'empreinte de la faiblesse et de la mort. Elle dit
que tout passe comme un nuage. » Jean Chevalier, Alain Gheerbrant in "Le dictionnaire des symboles".
Butz&Fouque (Lille)
2005
"Notre duo travaille la photographie et la vidéo pour des mises en scène de lieux et leurs mises en abîme. Ainsi, nous avons répondu à la proposition d'enseigne lumineuse de la petite surface [laps] en questionnant ce lieu d'exposition : le sol nous est
apparu comme un élément marquant, séduisant et reconnaissable. Nous avons également joué du format de l'enseigne pour nous y inscrire: le support
lumineux devient alors un espace de construction, un terrain de jeu pour notre duo."
Yann Chaboche (Dunkerque)
2005
« Là où il ne pourrait s’agir que de simples images qui nous fassent rêver ou imaginer un autre monde, on peut tout aussi bien se laisser tenter et se faire prendre par le piège de la
réflexion. Ainsi dans mes travaux photographiques, de vidéo et de performance on retrouve le plus souvent le même personnage en action dans des situations rocambolesques voir en total décalage
avec la réalité, laissant ce dernier toujours en équilibre déséquilibré. Celui-ci est toujours identifiable tel un personnage de BD grâce à son apparat et son attitude plus ou moins qualifiée de
dandy ; en quête d’un espace où il pourrait tenir face aux éléments qui l’entourent, le bousculant ou le chahutant tant physiquement que moralement, il exécute une « danse » tel un
funambule en équilibre sur son fil. Il participe ainsi à créer des saynètes entre comique et dramatique par des situations qui sont le plus souvent des tentatives, ou des actions
vouées à l’échec: toutes poussées par une volonté quasi obsessionnelle de mener les choses à terme. »
François Daireaux (Paris)
2005
"J’utilise le médium photographique avec la pensée d’un plasticien et d’un marcheur c’est à dire d’un artiste qui affectionne la lenteur. J’entreprends depuis plusieurs années des séjours dans
différents pays tels que le Maroc, l’Algérie, la Roumanie , la Bulgarie, la Turquie, la Moldavie, l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaidjan, l’Ouzbèkistan, la Chine et l’Inde. En pratiquant l’errance
au travers de territoires aussi différents je cherche à rencontrer des situations et des agencements en correspondance avec ma propre pratique de l'atelier. Mes photographies montrent souvent des
objets, des mises en scène trouvées telles quelles qui témoignent de mon désire de faire travailler la dimension fictionnelle contenur dans ces réalités. Ce sont les pays émergents où en voie de
développement qui m’intéressent le plus car ils sont empreints d’un désordre apparent (fait d’une activité humaine intense) et d'une économie mulptiplie productrice d'une diversité qui se
manifeste avec une étonnante force plastique. Mes images sont à regarder comme les fragments d’un scénario qui témoigne de l’inventivité anonyme et quotidienne d’un peuple, signe d’une autre
modernité.
Pour Fiat
Lux ! , j’ai choisi de présenter deux images issues d’un vaste ensemble réalisé au Maroc. C’est un pays que je connais en profondeur pour y avoir vécu et travaillé pendant 7ans.
Enseigne fait directement écho au dispositif Fiat lux!, en effet cette image montre un assemblage réalisé par un réparateur de pneus. Cette pratique est couramment utilisée pour
signaler au bord d'une route une telle activité. Pour Installation, des tubes de ciment alignés découpent un paysage en pleine mutation et invitent à une méditation sur
le futur. »
Marie-Line Debliquy (Belgique)
2005
Visuel "aujourd'hui" disponible sur demande
Une page du calendrier
" Penser-Aimer"devient une enseigne lumineuse dans une rue de Faches Thumesnil.
L'enseigne s'adresse à celui qui
passe.
Elle dit que son
aujourd'hui sera un hier et a été un demain.
Elle dit aussi que les mots nous
les aimons et parfois ils nous poursuivent;
les êtres, nous pensons à eux
pour commencer à les aimer ou pour cesser.
Bruno Desplanques
"n°O", 2005
La photographie d’un néon allumé tenu à bout de bras. Une relation réflexive entre le néon contenu dans le caisson et sa propre image. Le sujet s’éclaire et se révèle par et pour lui-même.
Présenter en regard de l’exposition "de la Vilaine au Palais " à la petite surface, c’est un clin d’œil à l’image du Narcisse. D’un geste volontaire, l’anneau lumineux semble sortir de la
maison et s’affiche dans la rue comme un signal. Une invitation à franchir le cercle…
Le o de oculi ou son point sur le
i
La
forme générique qui s’inscrit dans le cadre.
Le cercle inscrit sur les plans de la ville indiquant "Vous êtes ici".
Je suis ici.
Jessika Laranjo (Dunkerque)
"L'inopiné",
2005
Delphine Mazur (Lille)
"k.o.", 2005
"L'enseigne lumineuse est un bon outil de communication, elle permet un lien extérieur avec la population qui est parfois timide face aux structures promouvant l'art actuel. Ici, l'enseigne
remplace l'affiche, mode simple de diffusion et visible par tous. La boxe, sport de combat d'une grande popularité, est une métaphore des combats à mener par et pour l'art contemporain. Dessiner
les galeristes en boxeurs avant et après k.o, c'est simplement sourire et se détacher de ces combats. Cette image aborde de façon ironique, ludique et critique les rituels sociaux, médiatiques et
artistiques."
Laurence Medori (Lille)
2007
Sabrina Montiel-Soto (Paris)
2005
Pourquoi la Cuchara et la Fourchette ?
Parce qu'entre les deux il y a un
couteau.
La
Cuchara : cuillère à
café, à soupe, à sucre
Empoisonnée,
pour mesurer, guérir, grandir et mourir.
La Fourchette : un tenedor pour piquer, à point,
saignant, sanglant.
La
vache, le cochon, le canard, le lapin, le pigeon et la main.
Dan Ramaën (Rouen)
"Corbeaux", 2007
"Le duo d’images choisi pour le projet Fiat Lux ! est issu de la série « Les corbeaux ». Le sujet en lui-même fait appel aux croyances et aux mythes populaires. Etre audacieux, astucieux, le
corbeau ne fuit ni ne craint l’homme, mais l’avertit par ses augures. Sa seule présence vient donc troubler celui qui l’aperçoit.
Juché dans l’enseigne Fiat Lux !, le corbeau prend sa place d’observateur du monde qui l’entoure,
interrogeant le passant sur ses propres références, ses superstitions. La silhouette du corbeau, gravée d’un noir profond, domine l’espace qui se charge d’une atmosphère troublante et
mystérieuse. Lorsque l’on découvre le second volet du dispositif, le corbeau se dérobe, il s’échappe du cadre de l’enseigne, reprend son vol vers d’autres présages. Il laisse le passant en
suspend, charge à lui d’interpréter son propre ressenti."
Dominique Soulès (Lille)
2007
Wilson Trouvé (Marseille)
2005
"Il s’agit d’une photographie réalisée en juillet 2005 dans l’Allier lors de ma résidence à la Manufacture de porcelaine de Couleuvres. Elle est intéressante par son
ambiguïté. Elle m’a immédiatement fait penser à un champ de chamallows. La lumière était très intense ce jour-là et la façon dont le plastique bleu absorbait et émettait cette lumière était
fascinante. Mettre cette image dans une enseigne, c’est une nouvelle fois marquer un territoire en déployant le pictural dans un espace en
quelque sorte sculptural; dans la rue aussi, où le Chamallow devient un produit d’appel qui allèche et attire le passant vers de vraies ou de fausses gourmandises…"
Les visuels de Grégoire Motte et Nidraged seront bientôt mis en ligne.
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