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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 10:46


Fiat lux! est un dispositif original de monstration et de diffusion d'oeuvres d'artistes via un caisson lumineux double face, type enseigne, s'immisçant dans le cadre urbain quotidien.

Les oeuvres proposées s'inscrivent dans une démarche artistique engagée et cohérente, et entretiennent un rapport de pertinence avec le dispositif et le contexte de présentation.

 

Présentation de Fiat lux!
à l'occasion de l'exposition laps² - Espace Le Carré, Vieux-Lille


Disposé au niveau de la façade, l'enseigne Fiat lux!  s’inscrit dans la rue, signale un lieu et projette les oeuvres de
l’espace privé à l’espace public. Elle multiplie les façons de voir, les dispositifs de monstration et le regard porté sur les œuvres.


Le ca
isson lumineux  recto verso de 70cmx70cm permet de présenter des images imprimées sur diffusant translucide. Le cadre du caisson est composé d’un système de « clip » qui permet d’interchanger régulièrement et facilement les images.

Nous proposons à d'autres associations intéressées par le projet Fiat lux! d'accueillir sur leur façade une enseigne similaire et d'emprunter des visuels sur le principe d'une artothèque. La multiplication des enseignes Fiat lux! contribuera ainsi à la diffusion des oeuvres et des artistes sur d'autres territoires à travers un mode de monstration léger et inédit.

Les oeuvres sont consultables sur ce site sous forme de banque numérique, et empruntables selon des régles établies par contrat afin d'être présentées selon le choix et la programmation des structures.

Fiat lux! est piloté par l'association La Vitrine à La Madeleine (59), en collaboration avec laps (La petite surface), initiateur du concept.


Contact : Solange Piatek au 03.28.07.91.29
ou galerielavitrine@wanadoo.fr
                   Direction artistique : Pascal Favrel

Par La Vitrine - Publié dans : Présentation
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 21:50

 Stéphane Benault (Lille)
"Tache positive/négative", 2005





















Une tache d'encre, un électron, un ovule, une explosion, une pupille, un soleil, une cellule, un trou noir. Une forme aux probabilités multiples, faisant à la fois penser au corps, au microcosme et au macrocosme, à l'intérieur et à l'extérieur.  Une image positive et négative, dédoublant ses sens, une sorte de tache dans l'oeil qui demeure après avoir été ébloui... Une forme qui libère une énergie, rien de précis.

"La tache ne joue qu'un rôle d'inducteur de symboles. Le même rôle peut être joué par des nuages, par des flaques d'eau sur un chemin, par des dégradations sur un mur (...). Polyvalente en symboles, la tache est elle même un symbole, celui d'une dégradation, d'une anomalie, d'un désordre; elle est en son genre quelque chose de contre nature (...). Qu'elle soit l'effet du vieillissement des choses qui s'effritent, ou qu'elle soit le résultat d'un accident, la tache signe la contingence de l'être dont la perfection, si elle est atteinte, n'est que de courte durée. Elle est l'empreinte de la faiblesse et de la mort. Elle dit que tout passe comme un nuage. » Jean Chevalier, Alain Gheerbrant in "Le dictionnaire des symboles".


Butz&Fouque (Lille)
2005


















"Notre duo travaille la photographie et la vidéo pour des mises en scène de lieux et leurs mises en abîme. Ainsi, nous avons répondu à la proposition d'enseigne lumineuse de la petite surface [laps] en questionnant ce lieu d'exposition : le sol nous est apparu comme un élément marquant, séduisant et reconnaissable.  Nous avons également joué du format de l'enseigne pour nous y inscrire: le support lumineux devient alors un espace de construction, un terrain de jeu pour notre duo."



Yann Chaboche (Dunkerque)
2005


















« Là où il ne pourrait s’agir que de simples images qui nous fassent rêver ou imaginer un autre monde, on peut tout aussi bien se laisser tenter et se faire prendre par le piège de la réflexion. Ainsi dans mes travaux photographiques, de vidéo et de performance on retrouve le plus souvent le même personnage en action dans des situations rocambolesques voir en total décalage avec la réalité, laissant ce dernier toujours en équilibre déséquilibré. Celui-ci est toujours identifiable tel un personnage de BD grâce à son apparat et son attitude plus ou moins qualifiée de dandy ; en quête d’un espace où il pourrait tenir face aux éléments qui l’entourent, le bousculant ou le chahutant tant physiquement que moralement, il exécute une « danse » tel un funambule en équilibre sur son fil. Il participe ainsi à créer des saynètes entre comique et dramatique  par des situations qui sont le plus souvent des tentatives, ou des actions vouées à l’échec: toutes poussées par une volonté quasi obsessionnelle de mener les choses à terme. »



François Daireaux 
(Paris)

2005


















"J’utilise le médium photographique avec la pensée d’un plasticien et d’un marcheur c’est à dire d’un artiste qui affectionne la lenteur. J’entreprends depuis plusieurs années des séjours dans différents pays tels que le Maroc, l’Algérie, la Roumanie , la Bulgarie, la Turquie, la Moldavie, l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaidjan, l’Ouzbèkistan, la Chine et l’Inde. En pratiquant l’errance au travers de territoires aussi différents je cherche à rencontrer des situations et des agencements en correspondance avec ma propre pratique de l'atelier. Mes photographies montrent souvent des objets, des mises en scène trouvées telles quelles qui témoignent de mon désire de faire travailler la dimension fictionnelle contenur dans ces réalités. Ce sont les pays émergents où en voie de développement qui m’intéressent le plus car ils sont empreints d’un désordre apparent (fait d’une  activité humaine intense) et d'une économie mulptiplie productrice d'une diversité qui se manifeste avec une étonnante force plastique. Mes images sont à regarder comme les fragments d’un scénario qui témoigne de l’inventivité anonyme et quotidienne d’un peuple, signe d’une autre modernité.

Pour Fiat Lux ! , j’ai choisi de présenter deux images issues d’un vaste ensemble réalisé au Maroc. C’est un pays que je connais en profondeur pour y avoir vécu et travaillé pendant 7ans. Enseigne fait directement écho au dispositif Fiat lux!, en effet cette image montre un assemblage réalisé par un réparateur de pneus. Cette pratique est couramment utilisée pour signaler au bord d'une route une telle activité. Pour Installation, des tubes de ciment alignés  découpent un paysage en pleine mutation et invitent à une méditation sur le futur. »


Marie-Line Debliquy (Belgique)
2005









 

 

 







Visuel "aujourd'hui" disponible sur demande


Une page du calendrier " Penser-Aimer"devient une enseigne lumineuse dans une rue de Faches Thumesnil.

L'enseigne s'adresse à celui qui passe.

Elle dit que son aujourd'hui sera un hier et a été un demain.

Elle dit aussi que les mots nous les aimons et parfois ils nous poursuivent;

les êtres, nous pensons à eux pour commencer à les aimer ou pour cesser.



Bruno Desplanques 
"n°O", 2005












 

 

 



La photographie d’un néon allumé tenu à bout de bras. Une relation réflexive entre le néon contenu dans le caisson et sa propre image. Le sujet s’éclaire et se révèle par et pour lui-même. Présenter en regard de l’exposition "de la Vilaine au Palais " à la petite surface, c’est un clin d’œil à l’image du Narcisse. D’un geste volontaire, l’anneau lumineux semble sortir de la maison et s’affiche dans la rue comme un signal. Une invitation à franchir le cercle…
Le o de oculi ou son point sur le i
La forme générique qui s’inscrit dans le cadre.
Le cercle  inscrit sur les plans de la ville indiquant "Vous êtes ici".
Je suis ici.


Jessika Laranjo (Dunkerque)
"L'inopiné", 2005



















 

 

Delphine Mazur (Lille)
"k.o.", 2005
















"L'enseigne lumineuse est un bon outil de communication, elle permet un lien extérieur avec la population qui est parfois timide face aux structures promouvant l'art actuel. Ici, l'enseigne remplace l'affiche, mode simple de diffusion et visible par tous. La boxe, sport de combat d'une grande popularité, est une métaphore des combats à mener par et pour l'art contemporain. Dessiner les galeristes en boxeurs avant et après k.o, c'est simplement sourire et se détacher de ces combats. Cette image aborde de façon ironique, ludique et critique les rituels sociaux, médiatiques et artistiques."


Laurence Medori (Lille)
2007












 

 

 


Sabrina Montiel-Soto (Paris)
2005





 

 

 

 

 

 

 






Pourquoi la Cuchara et la Fourchette ?
Parce qu'entre les deux il y a un couteau. 
La Cuchara
: cuillère à café, à soupe, à sucre
Empoisonnée,
pour mesurer, guérir, grandir et mourir.
La Fourchette : un tenedor pour piquer, à point, saignant, sanglant.
La vache, le cochon, le canard, le lapin, le pigeon et la main.


Dan Ramaën (Rouen)
"Corbeaux", 2007







 



 

 

 

 




"Le duo d’images choisi pour le projet Fiat Lux ! est issu de la série « Les corbeaux ». Le sujet en lui-même fait appel aux croyances et aux mythes populaires. Etre audacieux, astucieux, le corbeau ne fuit ni ne craint l’homme, mais l’avertit par ses augures. Sa seule présence vient donc troubler celui qui l’aperçoit.
Juché dans l’enseigne Fiat Lux !, le corbeau prend sa place d’observateur du monde qui l’entoure, interrogeant le passant sur ses propres références, ses superstitions. La silhouette du corbeau, gravée d’un noir profond, domine l’espace qui se charge d’une atmosphère troublante et mystérieuse. Lorsque l’on découvre le second volet du dispositif, le corbeau se dérobe, il s’échappe du cadre de l’enseigne, reprend son vol vers d’autres présages. Il laisse le passant en suspend, charge à lui d’interpréter son propre ressenti."


Dominique Soulès (Lille)
2007




 


 

 

 

 

 

 

 





Wilson Trouvé
(Marseille)
2005

















"Il s’agit d’une photographie réalisée en juillet 2005 dans l’Allier lors de ma résidence à la Manufacture de porcelaine de Couleuvres. Elle est intéressante par son ambiguïté. Elle m’a immédiatement fait penser à un champ de chamallows. La lumière était très intense ce jour-là et la façon dont le plastique bleu absorbait et émettait cette lumière était fascinante. Mettre cette image dans une enseigne, c’est une nouvelle fois marquer un territoire en déployant le pictural dans un espace en quelque sorte sculptural; dans la rue aussi, où le Chamallow devient un produit d’appel qui allèche et attire le passant vers de vraies ou de fausses gourmandises…"


Les visuels de Grégoire Motte et Nidraged seront bientôt mis en ligne.


Toutes les oeuvres présentées sur ce site sont protégées par le droit d'auteur. Il est strictement interdit de les reproduire.

Par La Vitrine - Publié dans : Les visuels Fiat Lux !
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